A.I.E.D.H. / I.A.S.D.H.


    
Association Internationale pour l'Etude et la Détection de l'Hyperchromatie humaine
    
Genève / Suisse // Toulouse / France

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L'hyperchromatie 

 

L'hyperchromatie est un terme générique qui regroupe plusieurs aptitudes chez un être vivant à percevoir les couleurs mieux que la normale généralement admise pour un espèce donnée. Nous tenons à préciser ici même que l'hyperchromatie se distingue des formes de daltonismes par le fait que cette dernière n'est pas une pathologie liée à une déficience rétinienne entrainant une perte plus ou moins importante de la vision de certaines couleurs. L'hyperchromatie n'est donc pas une pathologie mais une différentiation dans la perception des couleurs dont bénéficie un être vivant.


Par quels mécanismes l'oeil humain voit-il les couleurs ?

La figure 1 vous montre une coupe de l'oeil humain, la partie qui nous intéresse est la couche photo sensible à savoir la rétine, celle-ci est tapissée d'un ensemble de photorécepteurs qui sont : les cônes et les bâtonnets.


                                        
                                                Figure 1

 


- Les bâtonnets très nombreux - environ 120 millions  - peuvent être jusqu'à 100 fois plus sensibles à la lumière que les cônes. En fait ce sont eux qui sont responsables de la détection des mouvements ainsi que de la lumière. En regard de cela les bâtonnets sont pratiquement incapables de sensibilité aux couleurs, ce rôle est assuré par un autre type de photorécepteur rétinien, les cônes.


- Les cônes quant à eux bien moins nombreux que les bâtonnets - environ 5 à 7 millions par oeil - sont sensibles à la détections des couleurs. Le spectre visible lumineux chez l'humain s'étend normalement du violet profond - longueur d'onde lumineuse de 400 nanomètres (nm) - au rouge profond - longueur d'onde lumineuse de 700 nm.

 

La plupart du temps il existe 3 types de cônes qui diffèrent par la fréquence lumineuse qu'ils détectent, le type de vision des couleurs associé à cette norme est la trichromatie - figure 2  :

 

- Les cônes bleus appelés également " cyanolabes"  désignés par la lettre S, ayant un pic de détection de l'onde lumineuse  à 424 nm,

- Les cônes verts  appelés également "chlorolabes" désignés par la lettre M, ayant un pic de détection de l'onde lumineuse  à 540 nm,

- Les cônes rouges appelés également érytholabes désignés par la lettre L, ayant un pic de détection de l'onde

lumineuse  à 580 nm.

 

Quand ils sont excités par de la lumière les cônes en détectent les diverses fréquences qui la composent, ils émettent alors un signal électrique, qui est à son tour acheminé par le nerf optique jusqu'à la région du cerveau spécialisée dans le traitement de la couleur. Grâce à la superposition de ces 3 sources colorées (rouge, vert, bleu), le cerveau est capable de détecter de 1 à 2 millions de couleurs et plus de 1500 nuances.

 

Outre cela le cerveau est capable d'analyser et de traiter les 3 caractéristiques de la couleur à savoir :

 

- La clarté,

- La saturation,

- La teinte.

 

Ces 3 paramètres de la couleur permettent par exemple de distinguer un vieux rose d'un rose vif.




                                             
                                                       Figure 2

 

 

Toutefois il existe des personnes qui possèdent une vision des couleurs plus voir bien plus étendue que la normale trichromatique. Les causes de cette aptitude peuvent être variables, il peut s'agir d'une performance élevée des cônes, mais souvent il s'agit de sujets possédants 1 voir plus rarement 2 cônes rétiniens supplémentaires, dans ces cas il est employé le vocable de tétrachromates et de pentachromates pour les désigner.

 

Nous n'évoquerons pas ici la pentachromatie fonctionnelle qui est extrêmement rare chez l'humain mais plus fréquente chez certains animaux comme les pigeons par exemple. Notre discussion se focalisera sur la tétrachromatie humaine.



La tétrachromatie humaine

 

Dans le cas des tétrachromaties humaines fonctionnelles la rétine est pourvue d'un cône supplémentaire nommé par la lettre Q (1). Les études et tests menés par Mme C.V. Bouchard de 2007 et 2012 ont amené à envisager l’existence de 3 types de tétrachromaties fonctionnelles :

 

- La tétrachromatie  "bathochrome" du fait qu'elle permet une étendue de la détection des couleurs vers des fréquences basses notamment dans les orangés et qui serait la plus courante, désignant  les cônes qui lui sont associés par le symbole Qb (1)

 

- La tétrachromatie "hypsochrome" du fait qu'elle permet une étendue de la détection des couleurs vers des fréquences hautes notamment dans les violets, plus rare mais qui serait présente chez quelques personnes classées comme étant daltoniennes, la troisième étude portant sur 500 personnes pourra peut être répondre à ce questionnement - pseudo daltonisme - désignant les cônes qui lui sont associés par le symbole Qh (1)

 

- La tétrachromatie "étendue" du fait qu'elle une étendue maximale sur la quasi totalité du spectre visuel humain la plus rare, désignant  les cônes qui lui sont associés par le symbole Qe (1).

 

Ce cône surnuméraire permet aux tétrachromates d'élargir leur perception des couleurs tant dans les nuances que dans l'intensité. Ainsi une personne tétrachromate peut percevoir de 7 à 100 millions de nuances et couleurs. Cependant il est à noter que la probabilité d'élargissement de la bande de détection des couleurs aux ultraviolets proches reste infime, seuls quelques cas extrêmement rares de tétrachromatie hypsochrome détectant les ultra-violets proches du violet profond pourraient en théorie exister chez l'humain.



1 - Cette dénomination est proposée par Mme Célia-Violaine Bouchard.



 



E-mail


aiedh.tetrachromate@gmail.com



  



                                                          

                         
                                                        
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