Historique de l'atelier



Origines

Notre histoire part d’un projet élaboré en 1998 dans la région de Montpellier sous l’impulsion de Célia Violaine Hébrard elle-même intersexe  sous le nom d’AICVH pour Atelier Intersexualité Célia-Violaine Hébrard.

A l’époque l’atelier est essentiellement orienté “conseils psychologiques aux intersexes et aux parents et amis d’intersexes” plus que sur un axe militant, lequel n’est toutefois pas totalement négligé.


Vers la Suisse

2002 l’atelier déménage sur Genève en Suisse, profitant ainsi d’une meilleure visibilité.

2004 un partenariat est conclu entre l’association LGBT 360 située sur Genève en Suisse et l’atelier. Un travail plus consensuel est effectué avec de nombreux résultats positifs. Les accents sont mis sur le militantisme au niveau des droits des intersexués et d’âges adultes (1) ainsi que sur la défense des intersexués mineurs. Les conseils et aides bioéthiques et médicaux sont également donnés.

2006 l’atelier est mis en sommeil au profit d’un groupe Intersexes et Transgenres de l’association 360, qui à ce jour existe toujours (2).


Retour à la case départ

2007 à 2010 Célia Violaine assure une permanence téléphonique depuis le sud de la France, particulièrement au niveau des intersexes soutenus durant la période 2004 à 2007 sur Genève et le Sud  ayant gardés le contact. Les débuts des années 2010 marquent un tournant important en Europe pour les intersexes majeurs, fruit du militantisme, des droits plus étendus leurs sont accordés. Il reste toutefois un énorme travail à effectuer, notamment quant aux droits des intersexués mineurs, dans le cadre de l’assignation du genre à la naissance et des interventions chirurgicales non-consenties qui y sont associées.


2015 naissance de l'Iwich

Consciente que le combat intersexe était loin d’être achevé, Célia Violaine relance l’atelier afin de continuer à apporter sa contribution sous le nom de l’IWICH ou International Workshop of Intersexes Celia-Violaine Hebrard. Une question nous est toutefois encore posée : Pourquoi avoir relancé un atelier et non s’intégrer à une association ou organisation intersexes déjà existantes ? La réponse en est “la pluralité” et la “différence”. Au cours de son expérience, il s’est imposé à la réflexion de Célia Violaine et du collectif que le seul militantisme ne saurait suffire à faire valoir les droits des intersexes tant dans les domaines juridiques, médicaux et sociaux. Des composantes comme la bioéthique humaine (3), la biomimétique (4), la sociologie évolutive (5), devaient être intégrées dans les actions sur le terrain, sans oublier la dimension internationale qui est devenue possible avec l’avènement de l’informatique de pointe.


Et actuellement ?

L’Iwich se veut désormais un partenaire efficace dans la compréhension des mécanismes humains liés aux états intersexes, que ces mécanismes soient internes ou externes, ainsi que dans l’efficacité sur le terrain, dans l’aide aux intersexes eux-mêmes ainsi qu’à leurs parents et alliés (6). Nous comptons bien durer dans le temps et l'espace !

Le collectif Iwich


Renvois

(1) Avant 2010 et dans l’Union Européenne, les personnes intersexes désirant obtenir une réassignation de leur genre juridique et / ou chirurgicale devaient suivre un protocole fortement médicalisé et très lourd, ce qui lui valut le terme de “parcours du combattant intersexe”. À partir de 2010 les recommandations de Bruxelles allèrent dans le sens de la demande militante des intersexes, des droits étendus aux intersexes majeurs furent alors accordés dans la plupart des pays de l’Union.

(2) L'association 360 Genève http://association360.ch

(3) La bioéthique humaine (BEH) est une approche éthique et humaniste qui considère que la biologie humaine est constitué par l’étude de la personne saine et non pas malade. En ce sens la BEH admet par exemple qu’une personne intersexe génétiquement XY et possédant cependant tout ou partie d’un appareil génital féminin si elle ne présente pas de trouble de la santé lié à cet état, est une personne saine présentant une différence et non une pathologie. Ceci est également valable pour l’étude du vivant en général sous le nom de Bioéthique générale.

(4) La biomimétique découle directement de la bioéthique générale et consiste en l’étude puis en la modélisation d’outils pratiques des formes, matières, propriétés, processus et fonctions du vivant. Elle peut se situer aux échelles du petit voir de l’infiniment petit avec par exemple les modèles d’Adn jusqu’aux échelles macroscopiques et éco-systémiques, incluant des grands espaces naturels de vie. En résumé la biomimétique cherche des applications pratiques et soutenables produites sur le modèle de la nature et éprouvées par elle.

(5) La sociologie évolutive est une forme d’étude des comportements sociaux qui se remet en cause en permanence en fonction de l’évolution effective des comportementaux humains.

(6) Actuellement l’Iwich comporte une dizaine de bénévoles actifs, répartis en Suisse, Sud de France et péninsule Ibérique. L’Iwich est une association de fait en cours de réévaluation pour devenir une association à but non lucratif déclarée en France et Suisse.